Repères pratiques pour préparer une mission sans oublier les points de contrôle importants. Chaque question se déplie pour afficher la réponse.
Pourquoi commencer par l'onglet Réglementation ?
Il rappelle le cadre général avant de préparer la mission : zone peuplée, catégorie Ouverte ou Spécifique, déclaration, préavis, pièces à prévoir et points de vigilance.
À quoi sert l'onglet Renseignements personnels et drones ?
C'est la base du dossier. Les informations saisies ici alimentent automatiquement le CERFA, la lettre de mission et les synthèses utiles. Les zones vertes sont prévues pour les données permanentes de l'exploitant, des télépilotes et des aéronefs.
Que dois-je suivre dans l'onglet Démarches ?
Cet onglet sert à tracer les accords et contacts : CTR, ZSP, ZICAD, propriétaire, gestionnaire, mairie, police ou gendarmerie lorsque la mission le nécessite.
Pourquoi utiliser FlyBy dans la préparation ?
FlyBy aide à préparer le dossier terrain, les annexes et certains échanges avec les préfectures ou gestionnaires lorsque le compte est lié à AlphaTango. Le dossier FlyBy reste une annexe recommandée à joindre si elle apporte une preuve utile.
Que dois-je récupérer dans AlphaTango ?
AlphaTango permet de retrouver l'enregistrement de l'exploitant, les titres des télépilotes, les aéronefs enregistrés et les relevés utiles. Il sert aussi à la déclaration d'exploitant STS-01/STS-02 (valable 2 ans), à la déclaration des vols en zone peuplée (toutes catégories, Ouverte comprise) et à la délégation vers FlyBy.
À quoi sert l'onglet Documents ?
Il regroupe les formulaires pré-remplis, les pièces à déposer, les annexes recommandées et les documents importants à part. Il sert de repère visuel pour ne rien oublier avant l'envoi à la préfecture.
Pourquoi ouvrir le PRU avant la mission ?
Le PRU prépare la réponse d'urgence : qui alerte, quoi signaler, où se situe l'événement, comment rendre compte et qui décide. Il doit être ouvert, vérifié, complété puis conservé avec le dossier mission.
Quand utiliser CRESUS ?
CRESUS sert au compte rendu d'événement de sécurité UAS. Le signalement est recommandé lorsqu'il peut aider la filière drone. Il est obligatoire en cas de blessure grave ou mortelle, ou d'événement impliquant un UAS certifié ou un aéronef habité.
Que trouve-t-on dans l'onglet Liens ?
Il rassemble les accès utiles à la préparation : Cartes.gouv, SIA, météo, METAR/TAF, Google Earth Web et autres services. L'objectif est de centraliser les vérifications externes.
À quoi sert l'onglet Dossier ?
Il regroupe les fichiers importés ou générés pour la mission, puis permet de choisir les documents à transmettre.
Pourquoi tenir un carnet de vol ?
Le carnet de vol permet de suivre les heures, les missions, les aéronefs et l'expérience du télépilote. En catégorie Spécifique, la traçabilité des opérations est un point important à conserver.
À quoi sert la partie Création MANOPS ?
Le MANOPS est le manuel d'exploitation (Operations Manual), exigé en catégorie Spécifique. En catégorie Ouverte, un MANOPS réduit reste une bonne pratique pour structurer l'activité drone, les responsabilités, les formations et le suivi du parc.
Je prépare une mission professionnelle : suis-je forcément en STS ?
Non. Une mission professionnelle peut rester en catégorie Ouverte si elle respecte strictement les limites A1, A2 ou A3. Le STS-01 ou le STS-02 relève de la catégorie Spécifique, lorsque la mission sort de ces limites.
Faut-il une autorisation DGAC pour voler en catégorie Ouverte ?
Non, si l'opération respecte réellement la catégorie Ouverte. Il faut toutefois respecter la sous-catégorie A1, A2 ou A3, les compétences du télépilote, la hauteur, le vol à vue, les distances aux personnes et les zones géographiques UAS. Sans autorisation DGAC ne veut pas dire vol libre partout.
Avant de dire oui à une mission, quels points dois-je vérifier ?
Il faut croiser le scénario, la zone de vol, la présence de personnes, les distances, la hauteur, les restrictions Cartes.gouv, les NOTAM/SUP AIP, les accords éventuels et la météo.
Quelles responsabilités garde l'exploitant UAS ?
L'exploitant organise l'activité : il désigne le télépilote responsable, vérifie les compétences, tient les documents à jour, contrôle les aéronefs, transmet les consignes de mission et conserve une traçabilité claire. Il peut être une société, une association, une administration ou une personne physique.
Présence de public : comment choisir le bon cadre de vol ?
En catégorie Ouverte, le raisonnement porte sur les personnes non impliquées et les distances à respecter selon A1, A2 ou A3. En catégorie Spécifique, ce sont les conditions du scénario STS et les mesures de sécurité prévues qui s'appliquent.
Que doit contrôler le télépilote avant le décollage ?
Avant le vol, le télépilote vérifie la zone, les restrictions, les obstacles, les personnes non impliquées, la météo, les batteries, l'état du drone, la radiocommande, le retour automatique, l'identification à distance et la possibilité de garder le drone à vue. Une mission prévue peut être annulée sur place si les conditions réelles ne sont plus bonnes.
Commune, agglomération, zone peuplée : pourquoi les distinguer ?
La commune est une entité administrative. La zone peuplée, elle, a une définition fixe (arrêté « espace » du 3/12/2020, art. 2 7°) : dans une agglomération figurant sur la carte aéronautique OACI au 1/500 000 ou à moins de 50 m de celle-ci, ou à moins de 150 m d'un rassemblement de personnes.
La mairie peut-elle ajouter une règle locale à ma mission ?
Oui, une commune peut encadrer ou interdire temporairement certains vols par arrêté municipal, notamment pour la sécurité, un événement, un site sensible ou la protection du public.
Mon drone doit-il apparaître dans les documents AlphaTango ?
L'exploitant doit être enregistré sur AlphaTango dès que son drone pèse 250 g ou plus, ou qu'il est équipé d'un capteur pouvant capter des données personnelles (sauf jouet). Un drone de 800 g ou plus doit en plus y être enregistré. Les extraits AlphaTango sont ensuite utiles dans le dossier mission.
Comment vérifier la classe européenne d'un drone ?
Il ne faut pas se contenter d'un autocollant. Vérifiez la classe C0 à C6, le marquage CE, la déclaration UE de conformité, le modèle exact, le fabricant, le manuel et les fonctions exigées, comme l'identification à distance ou le mode basse vitesse. C0 à C4 concernent la catégorie Ouverte ; C5 et C6 servent aux STS.
Pour la hauteur maximale, je raisonne depuis quoi exactement ?
Depuis le point le plus proche de la surface de la Terre, sous le drone (120 m maximum en catégorie Ouverte). Le télépilote doit aussi vérifier la hauteur maximale applicable à la zone, qui peut être plus basse.
Hauteur, altitude, AGL : comment éviter la confusion ?
La hauteur est mesurée par rapport au sol. L'altitude est mesurée par rapport au niveau moyen de la mer. Pour les limites drone, on parle généralement de hauteur AGL.
Peut-on piloter avec des lunettes FPV en catégorie Ouverte ?
Oui, mais pas seul. Un observateur placé à côté du télépilote doit garder le drone en vue directe et surveiller l'environnement. Il alerte le télépilote en cas d'aéronef, de personne, d'obstacle, de perte de trajectoire ou de situation anormale.
Quel est le rôle exact de l'observateur ?
L'observateur aide le télépilote à conserver la sécurité du vol. Il surveille le drone, l'espace aérien, le public, les véhicules, les obstacles et signale immédiatement toute anomalie. Il ne remplace pas le télépilote : la décision de conduite du vol reste au télépilote.
Mission sur terrain privé en ville : est-ce automatiquement possible ?
Non. Il faut vérifier si le lieu est en zone peuplée, sur l'espace public ou privé, et si des personnes non impliquées peuvent être présentes. Les autorisations, la déclaration et les règles du scénario restent à vérifier.
Propriété privée et carte de restriction : laquelle prime ?
La propriété privée ne supprime pas les restrictions aériennes. Il faut respecter les limites de zone, de hauteur, les éventuelles interdictions et les exigences de sécurité.
Une zone s'affiche en rouge mais inactive : que dois-je contrôler ?
Une zone peut être affichée mais inactive selon les horaires ou conditions publiées. Il faut vérifier l'activité réelle, les NOTAM, les SUP AIP et les consignes du gestionnaire.
Zone réglementée active : dans quels cas poursuivre la préparation ?
Uniquement si les conditions publiées le permettent ou si l'accord nécessaire a été obtenu. En cas de doute, il faut contacter le gestionnaire ou renoncer au vol.
Coordination avec un gestionnaire : téléphone, mail ou radio ?
Le moyen dépend de ce que le gestionnaire a publié ou fixé dans son accord. À défaut d'exigence particulière, un contact par téléphone ou par mail peut suffire si le gestionnaire l'accepte.
Si je pose du matériel au sol sur l'espace public, que prévoir ?
Si la mission nécessite d'occuper le domaine public au sol, une autorisation d'occupation temporaire ou un accord local peut être demandé par la mairie ou le gestionnaire.
Catégorie Ouverte : quels justificatifs garder dans le dossier ?
Cela dépend de la sous-catégorie (A1/A3 ou A2) et du drone : attestation A1/A3 ou brevet A2, enregistrement exploitant, preuve de la classe du drone. Ces justificatifs doivent rester disponibles pendant le vol.
Un drone assemblé par son utilisateur peut-il voler en catégorie Ouverte ?
Oui dans certains cas : en A1 s'il pèse moins de 250 g, ou en A3 s'il pèse moins de 25 kg. Il ne devient pas automatiquement C2 ou C5 parce qu'il ressemble techniquement à un drone de classe.
Puis-je utiliser mon drone dans un autre pays EASA ?
En catégorie Ouverte, l'enregistrement exploitant et les compétences obtenues dans un pays EASA sont valables dans les autres États membres. Il faut quand même vérifier les cartes locales, les règles nationales, l'assurance, les restrictions et les règles de vie privée.
Je viens d'un pays hors EASA : que prévoir avant de voler en France ?
Un exploitant hors EASA doit s'enregistrer dans le premier pays EASA où il prévoit d'opérer, puis respecter les compétences européennes correspondant à son vol. Une qualification obtenue hors EASA n'est pas automatiquement reconnue pour voler en France.
Quand écrire des procédures d'exploitation internes ?
Dès que l'activité se structure, surtout avec plusieurs télépilotes, il devient utile de définir par écrit : préparation des missions, responsable du vol, entretien, batteries, critères d'annulation, urgence, incidents, observateurs et conservation des documents. Même en catégorie Ouverte, cela renforce la preuve de sérieux.
Identification à distance et signalement électronique : que vérifier sur le drone ?
Ce sont deux obligations distinctes. Le signalement électronique est une règle française (arrêté du 27/12/2019) pour les drones de 800 g ou plus. L'identification directe à distance est une exigence européenne liée à la classe du drone. Vérifiez que la fonction est active et que le numéro d'exploitant est chargé dans le drone.
À quel moment le profil exploitant UAS devient-il nécessaire ?
Dès que le drone pèse 250 g ou plus, ou qu'il est équipé d'un capteur pouvant capter des données personnelles (sauf jouet). Pour une activité professionnelle, conservez les justificatifs AlphaTango et présentez-les sur demande.
Puis-je voler près d'un accident ou d'une intervention de secours ?
Non, sauf si la mission est officiellement demandée ou coordonnée par l'autorité responsable de l'intervention. Un drone non autorisé peut gêner les secours, les hélicoptères, les avions ou les équipes au sol. La curiosité ou la volonté d'aider ne suffit pas.